samedi 8 septembre 2012

Traditions et dieux indiens pour les Nuls


Voici donc quelques lignes que nous avons retenues sur la religion hindoue et sur les traditions Rajasthani. J'espère avoir tout compris car l'accent anglais des indiens est parfois très difficilement compréhensible !

-          Vishnu : est celui qui fait le bien et qui protège tout ce qui est bon dans l’univers. Il est fréquemment représenté avec 4 bras tenant un lotus, une conque marine, un disque et une massue. Selon les croyances, le Gange coulerait des pieds de Vishnu d’où son aspect sacré.
Ø  Good
-          Brahma : est associé à la création et à l’organisation du monde
Ø   Organisation
-          Shiva : est le dieu destructeur sans lequel la création ne serait pas possible. Son rôle créatif est symbolisé par le Lingam, pierre dressée à représentation phallique souvent associé au Yogi, sexe féminin avec qui il forme la totalité du monde.
Ø  Destruction

A eux trois ils forment le mot GOD et l’équilibre de la vie. 

Viennent ensuite des dieux secondaires tels que :

-          Krishna : est une incarnation de Vishnu envoyée sur terre pour faire le bien. Enfant, il fut mordu par un serpent mortel. Grâce à son aspect divin, il survécu mais devient bleu, c’est donc ainsi qu’il est représenté.
-          Ganesh : est le dieu de la chance et est représenté avec une tête d’éléphant. Il serait le fils de Shiva et de sa femme Parvati.

Concernant les traditions observées au Rajasthan, nous avons appris que : 

-          - 3 animaux sont particulièrement vénérés : l’éléphant symbolise le bonheur, le cheval la force et le chameau l’amour. Les trois ensembles forment les qualités essentielles à l’équilibre d’un bon Râjasthânis.
-        - Le piercing aux oreilles est employé comme vaccination contre les maladies et celui au nez chez les femmes est le symbole de la fertilité.
-       -   Seuls les 2 ainés d’une famille du Rajasthan ont le droit de porter la moustache, les plus jeunes doivent se raser en guise de respect pour leurs ainés.
-         -  Chaque caste a une façon qui lui est propre de nouer son turban il en est de même pour le sari.  Seules les couleurs peuvent changer

vendredi 7 septembre 2012

Udaipur : la perle du Rajasthan

Notre première impression fut bonne, nous avions l’intuition que nous allions nous sentir bien à Udaipur.

Une fraicheur inhabituelle flottait dans l’air, les paysages verdoyants nous plongeaient dans un nouvel univers qu’il nous tardait de découvrir. Les rues conservaient leur attrait pittoresque mais pas un seul déchet ne jonchait le sol car un astucieux système de caniveaux en permettait le nettoyage continuel. Les échoppes diverses et variées proposaient des objets de qualité, les visites des musées étaient encadrées, les monuments étaient en très bon état, les restaurants étaient indiqués etc… On pourrait penser qu’Udaipur a vendu son âme au tourisme mais il n’en est rien. Le tourisme lui a simplement permis de mettre en avant ses plus beaux atouts comme les magnifiques Haveli, palais des nobles appartenant à la cour du Maharana.

Udaipur émerveille par sa beauté et son accessibilité. Encadré par des montagnes boisées, le célèbre hôtel Lake Palace trône majestueusement au milieu du lac Pichola et offre un panorama dont on ne peut se lasser. Le City Palace et l’île Jagmandir sont également des complexes hôteliers de luxe magnifiques à regarder.

Nous avons eu la chance de tomber sur un guide formidable lors de notre visite d’un musée, nous avons beaucoup appris sur les traditions Râjasthânis et sur la religion hindoue dont j'essayerais de vous restituer les grandes lignes dans un prochain article.

Notre amie la mousson ne nous a pas fait de cadeau, nous avons donc fuit la ville en tuk tuk en direction du palais de la Mousson, c’était de circonstance ! Perché en haut d’une colline il offre un panorama à 360° sur Udaipur, les montagnes et lacs avoisinants. La vue vaut le détour et nous avons eu droit à un bel arc en ciel bien mérité. Nous avons contemplé l’hôtel Lake Palace, minuscule vu d’ici, en attendant patiemment le coucher du soleil. Il aimait se cacher derrière les nuages, il était donc difficile d’en apprécié la course mais le ciel n’en était que plus beau. Le soleil a rendez-vous avec la Lune mais la Lune ne le sait pas et le Soleil l’attendant…


Nous avons ensuite cherché le restaurant Jagat Niwas, bon, chic et recommandé par le Lonely Planet. Comme tous les restaurants sont bien indiqués, nous l’avons vite trouvé mais une fois la carte devant nos yeux nous nous sommes rendu compte que nous étions au Jag Niwas pas chic du tout. Il était pourtant marqué sur l’écriteau « Recommandé par le Lonely Planet » et j’avais lu que ce genre d’escroquerie était utilisé pour attirer les touristes. La vue était belle, les prix bas, nous sommes restés quand même. Il n’y a qu’en Inde qu’on prend les choses à la légère comme ça.

Nous avons eu la chance d’assister à une messe hindoue au temple de Jagdish et une fois encore la musique, les applaudissements et les chants rythmaient la prière. Les fidèles faisaient des offrandes de fleurs ou de grains de riz devant les statues de leurs dieux, ils appuyaient ensuite leur tête contre le rebord et joignaient les mains au niveau de la tête. A la sortie, une femme tendait aux fidèles une sorte de pâte bouillie, une sorte d’hostie locale je présume.



La balade en bateau sur le lac était également au programme. Les berges étaient magnifiques et le Lake Palace encore plus beau vu de près. Cependant nous avons essuyé les caprices de la mousson une nouvelle fois c’était impressionnant, le ciel était très noir, la pluie forte et le vent assez soutenu.



On s’est alors réfugié au VRAI Jagat Niwas. Ce restaurant était superbement décoré (j’ai adoré) avec vue sur le lac, coussins dans une alcôve pour manger assis et nos poulets Massala et Afghani étaient succulents. On est resté un moment à profiter de ce vrai instant paradisiaque.



Et comme il y a toujours une compensation aux bonnes choses, notre trajet en bus pour Jodhpur fut tout simplement apocalyptique ! Déjà le bus de nuit avait 30 min de retard, il pleuvait (encore), plein d’enfants réclamaient de l’argent et nous avons été obligés de prendre le bus précédant car le notre était bloqué sur la route par la mousson, soit disant équivalent, la clim en mois. On est donc monté dans ce bus super deluxe qui s’est avéré TRES sale et affreusement inconfortable. Notre couchette était à un vrai clapier à lapin avec un matelat déguelasse puant et humide qu’une porte en fer à barreaux permettait de refermer. Nous avons du en plus garder nos énormes sacs à dos à nos pieds car la soute était inondée. Comme à chaque fois en Inde, on a positivé jusqu’à ce que le bus de l’enfer ne démarre. Nous avons emprunté une route de campagne, non éclairée, avec des trous tous les 2 mètres qui donnait l’impression d’être sur un trampoline passant sur un passage à niveau. Rajoutez à cela une lumière rouge dans le couloir façon couloir de la mort, un bruit de ferraille grinçant et des éclairs fusant dans ce paysage inquiétant. Au moment de la pause, aller aux toilettes s’est résumé à se trouver un coin dans la rue au milieu des vaches et chiens, heureusement hommes et femmes avaient un coin séparé ! Le conducteur avait ouvert la trappe du moteur pour le laisser refroidir il faisait alors une chaleur du diable dans le bus. Autant vous dire qu’on n’a pas plié l’œil et que nos sacs de couchages nous ont sauvés la vie. Jérôme vient en plus de m’avouer qu’il y avait vu des puces sauter sur mon drap pendant la nuit : je vous promets que je ne reprendrais plus jamais un bus de nuit, cette expérience était unique et elle le restera !

On est arrivé fracassé à Jodhpur mais comme lot de compensation notre chambre était disponible dès 6h du matin nous avons pu nous reposer un peu.

mercredi 5 septembre 2012

Jaipur : ville rose et « moderne »

C’est à Jaipur que nous avons véritablement fait la rencontre de gente dame la Mousson. Le matin il plut des seaux d’eau sans discontinuer pendant plus de 2h et les rues furent immédiatement inondées. C’était la « swimming pool » comme disait notre conducteur d’autorickshaw, à qui 50 cm d’eau sur la route avec des pneus lisses ne faisaient pas peur. Heureusement les tuk tuk sont des tricycles, je n’aurais pas été rassurée sinon.


Une fois la mousson calmée nous nous sommes offert une journée en tuk tuk car je n’étais pas trop en forme et en avoir un attitré est très reposant car cela évite de négocier à chaque trajet. Pour commencer nous avons pris la direction de la vieille ville dite ville rose (ô Toulouse, ô mon païs) qui est ceinturée d’un rempart peint en rose et qui donne le ton à toutes les maisons qui s’y trouvent. Cependant avec le mauvais temps et la décrépitude des façades le charme de cet écrin supposé n’était pas là. Il en fut de même avec le City Palace que nous avons trouvé endommagé, bien qu’une partie soit toujours occupée par la famille royale. Le City Palace renfermait néanmoins un musée sur les costumes royaux, une armurerie et un marché artisanal intéressants. On nous y a expliqué entre autres quelques techniques de l’art Rajasthani tels que la peinture sur soie. Les couleurs sont tirées de végétaux ou de minéraux, puis les extraits sont ensuite agglutinés pour réaliser une sorte de pierre qui au contact de l’eau va libérer des pigments.




Nous avons ensuite visité un site d’astrologie du XVIème siècle où des sortes de compas géants en pierre permettent de donner l’heure à 2 secondes près. Ils sont malins ces empereurs moghol et puis c’est pratique à transporter vous ne trouvez pas ?







Nous fûmes enchantés cependant par le Jal Mahal
qui est l’ancien palais d’été du Maharaja de Jaipur situé au beau milieu d’un lac. Cela nous a donné un léger avant goût de ce que nous allons voir à Udaipur. Contrairement à ce que l’on pourrait croire aux vues de cette photo, la mousson a été mauvaise cette année et le niveau d’eau est très bas pour la saison.



Nous avons fait ensuite escale chez un grossiste de textile qui nous a également expliqué comment étaient fabriqués les tissus imprimés indiens. Comme vous vous en douter, la couleur (issus de végétaux la plupart du temps et de minéraux dans le cas du doré et de l’argenté) est appliquée grâce à des tampons. Le 1er permet de faire le contour, les autres vont servir au remplissage de la forme avec différentes couleurs et ce jusqu’à 7 couleurs maximum. Pour fixer les couleurs ils utilisent du sel et font sécher le textile au soleil puis ils effectuent plusieurs lavages successifs et le tour est joué !

Le soir, nous avons aperçu au loin un feu d’artifice sur la ville « moderne » de Jaipur. Cette ville doit son expansion à sa place dans l’exportation de textiles, bijoux et peintures, les négociants du monde entier s’y pressent. Elle nous a paru bien plus développée que les autres villes que nous avons traversées jusqu’alors, mais plus polluée. On peut se demander si elle est une vitrine pour le développement indien ou une exception dans ce pays de contrastes ? J’espère pourvoir élucider cette question une fois à Bombay.

Le lendemain, nous avons pris la direction du fort d’Amber (prononcé « Aimeur ») situé sur les collines alentours. Sur la route cette fois outre les chiens, vaches et chèvres habituelles nous avons rencontré une 30aine d’éléphants ! Ils y en auraient plus d’une centaine dans la région et nous n’avons pas pu résister à l’exceptionnelle promenade à dos d’éléphant.

C’est très impressionnant car une fois dessus on est très haut et la démarche de l’éléphant crée un roulis déstabilisant. On a bien rigolé, on a acheté notre photo souvenir, bref on s’est mis dans la peau de parfaits touristes du Rajasthan, on a même voulu m’échanger ma casquette Coca-Cola mais que nenni !

Le fort d’Amber possède de larges fortifications ainsi qu’un mur d’enceinte imposant qui s’étend à perte de vue. A l’intérieur de la forteresse c’est un vrai labyrinthe, nous avons donc entamé une partie de cache-cache malgré nous. Vous pouvez admirer la délicatesse des plus beaux ornements du palais :  






Nous avons ensuite fait un peu de shopping et prit la direction du célèbre Palais des vents de Jaipur by night en attendant notre train.


Je n’ai pas pris le temps de vous décrire avec précision les trains indiens mais puisque celui-ci est arrivé avec 1h de retard je vais prendre quelques minutes pour vous donner une idée de la chose. Tout d’abord les gens qui attendent le train l’attendent en dormant par terre au milieu des singes et rats dont L’indian Railways semble faire l’élevage. Oubliez à tout prix la mention de la SNCF : « Signalez tout colis suspect qui vous paraitrait abandonné » car vous déclencheriez une alerte à la bombe en chaine. Parce que des cantines en fer cabossées et abandonnées sur le quai par un tireur de carrioles ce n’est pas ce qui manque ! Ensuite lorsqu’un train en face de votre voie arrivent et que vous voyez des gens descendre du train du côté voie et non du côté quai, n’appelez pas les secours, personne ne les a poussé et la voie n’est pas électrisée bien que des filets d’eau coulent sans raison sur les rails. Alors que vous voyez des gens monter à bord du train en marche, ne nous inquiétez pas il va s’arrêter, ils font ça juste pour le fun, ou alors parce que leurs places ne sont pas réservées ou alors ça leur permet de rejoindre la tête du train sans marcher (les 3 réponses sont valables). Lorsque votre train est à quai ne pensez pas que c’est un train à bétail, il est écrit Sleeper, 3AC, 2AC, 1AC, second class, general, luggage mais pas animals, un wagon vous attendant donc malgré les apparences.

Une fois embarqués dans ces magnifiques wagons couchettes au design moderne, prenez place dans des draps encore humides et presque propres. Si vous pensez qu’il n’y aura personne à côté de vous, vous faîtes erreur, un indien malpoli va surement débarquer et allumer la lumière, répondre au téléphone ou roter alors que vous veniez de trouver le sommeil. Pour descendre du train, rien de plus simple il suffit de se réveiller à l’heure prévue d’arrivée du train, un indice c’est  + ou – une heure selon les trains, à vous de juger. Faites vous ensuite agressé dès que vous avez mis le pied à terre par des conducteurs de tuk tuk soit disant tous envoyés par votre hôtel pour venir vous chercher. Vous leur demandez s’ils ont votre nom, celui de votre hôtel, vous argumentez, discutez les prix, vous finissez par craquer et vous les suivez. Puis après tant d’efforts, à travers la foule, à coup sûr à la sortie quelqu’un avec un panneau à votre nom sera finalement là. Et malgré tout ça, nous le train on en redemande ! C’est tellement pratique, une expérience différente à chaque trajet et ça nous donne l’impression de nous être acclimatés à l’Inde car on ne voit plus tous les détails que je viens de vous compter. Tut tut tut tut le train est là à bientôt pour de nouvelles aventures à Udaipur !


dimanche 2 septembre 2012

Admirons le Taj Mahal à Agra

Notre arrivée à Agra fut un peu rude, nous avions un compartiment avec des indiens vraiment irrespectueux, notre train arrivait à 2h du matin à Agra et dans la précipitation Jérôme en perdu son téléphone.
Heureusement nous avions réservé un hôtel génial qui nous a proposé une chambre pour finir notre nuit.
Agra est très touristique et bien que chaotique par endroit, les rues sont beaucoup plus soignées et moins de déchets trainent dans les rues.

Sa splendeur, Agra la doit à l’empereur Moghol Akbar qui fit construire le Fort rouge et à son petit fils Shah Jahan reconnu comme étant le commanditaire du célèbre Taj.


Ici encore Nous avons commencé notre journée par la visite du Fort Rouge d’Agra. Il est plus ancien que celui de New Delhi mais y ressemble beaucoup car il lui a servi de modèle. En effet, la capitale de l’empire Moghol fut d’abord Agra, puis elle fut déplacée un siècle plus tard à New Delhi. Le Taj Mahal, quant à lui, fut édifié par Shah Jahan pour abritée le corps de sa bien aimée défunte. Leur fils Jahāngīr lui déroba le précieux mausolée et le jeta en prison. Le fort rouge faisant face au Taj, Jahāngīr y fit enfermer son père pour qu’il contemple depuis sa cellule son Tajl volé. Ah ces histoires de famille !


Ici encore le mélange entre le gré rouge et le marbre blanc sculpté et incrusté de pierres est ravissant.
Nous avons ensuite déambulé dans un bazar de quincaillerie. Ne jetez plus vos vieux outils rouillés ou enrayés, ici rien ne semble neuf mais tout se vend et on trouve de tout ! A méditer…
Nous avons ensuite pris la direction du baby Taj, un splendide mausolée antérieur au Taj Mahal qui nous a émerveillé par sa finesse et son raffinement. La pietra dura ou marqueterie de pierre y est particulièrement représentée. Nous avons fait la connaissance de singes féroces que les gardiens ont gentiment éloignés de nous. de jeunes qui se baignaient dans la rivière, ils nous ont proposé de faire un plongeon avec eux dans l'eau boueuse : no way !



Après une jolie promenade en cyclo pousse nous avons rejoint le bord de la rivière Yamuna pour admirer le coucher de soleil sur le Taj, un best of. La luminosité était parfaite pour contempler ce magnifique édifice.
Lors de notre repas dans un restaurant avec un roof top nous avons essuyé notre énième coupure de courant. Nous avons donc dégusté nos mets indiens au son du générateur et des klaxons qui redoublaient car toute la ville était plongée dans le noir (sauf les restaurants pour touristes). Le retour à pieds à l’hôtel dans le noir ne fut pas triste. Nous sommes passés dans un no men’s land barricadé par les policiers et où les chiens semblaient se livrer une guerre de territoire. Après s’être interrogé sur la zone interdite, nous avons compris le lendemain à la lumière du jour qu’il s’agissait des fameux 200 m autour du Taj où il est interdit de pénétrer avec un véhicule à moteur afin d’en préserver sa blancheur étincelante.



Réveil à 5h pour admirer le Taj Mahal au lever du soleil. A l’ouverture, il n’y avait pas encore trop de monde ce qui nous a permis de faire nos fameuses photos kitch devant le Taj. (Encore une chose de ma wish list faite J
Malheureusement l’humidité était telle que le mausolée nous apparaissait comme dissimulé derrière un voile de mais cela lui procurait un soupçon d’irréalité et nous permettait d’admirer la parfaite symétrie de l’édifice et des ses jardins.

Alors que les indiens sont en général très chaleureux au cours de leur conversation, ils sont souvent très impolis et n’hésitent pas à vous passer devant même si vous faîtes la queue et ce sans même vous jeter un coup d’œil. Comptez également sur eux pour vous bousculer si vous contempler quelque chose oisivement. Il a donc fallu un peu se battre pour prendre nos photos jusqu’à ce qu’un indien nous propose gentiment de nous photographier, avant de nous réclamer de l’argent ! On a vraiment l’impression d’être des porte-monnaie ambulants !


Bien qu’il faille retirer les chaussures pour pénétrer dans le cœur du mausolée et que les photos soient interdites, des pigeons volaient au dessus des tombes de Shah Jahan et de sa femme et les indiens ne se gênaient pas pour le photographier dès que les gardes avaient le dos tourné. L’Inde semble parfois marcher sur la tête.

Les motifs des superbes incrustations de pierres semi-précieuses dans le marbre blanc sont la plupart du temps des fleurs car elles incarnent la représentation du paradis. Dont en voici un bel très exemple :

Au cours de notre visite, la brume s’est dissipée et les rayons du soleil ont alors irradiés le mausolée de sa douce lumière, le marbre est alors devenu quasiment translucide, c’était magnifique.

Notre départ pour Jaipur se fit en bus cette fois, mais attention pas n’importe quel bus, un bus de luxe, climatisé et sale évidemment ! Par contre nous n’avons pas changé nos compagnons de voyage : chips et bouteilles d’eau. SUR les autoroutes indiennes, ce sont les vaches qui regardent paisiblement passer les voitures et lorsque le chauffeur voit un danger, c'est-à-dire toutes les 30 secondes, il donne un coup de klaxon comme si la vache allait se déplacer pour le laisser passer !
A notre arrivée à Jaipur le contraste de développement fut saisissant, nous avions fait un bond de 100 ans en avant : les grands magasins aux standards occidentaux remplaçaient les échoppes poussiéreuses, les voitures nouvelle génération remplaçaient les cyclo pousse et les bâtiments de plusieurs étages remplaçaient les petites habitations délabrées. Nous avons dont contemplé ce balbutiement de modernité en mangeant un poulet tandoori et un poulet massala sur le toit de notre hôtel.






samedi 1 septembre 2012

Les temples de Khajuraho


Notre nuit de train ne fut pas si terrible, il n’y avait pas grand monde et nous avons rencontré Claire, une française qui était en Inde depuis 3 mois et qui avait plein de belles histoires à nous conter sur son voyage. A peine arrivés, nous avons été vite repérés par les locaux qui ont commencé à vouloir nous vendre un tas de choses et de services. Sachant que nous étions près des temples qui auraient servis de modèles au Kama Sutra, je vous laisse imaginer le genre de porte clés qu’ils souhaitaient nous vendre…Très vite, les phrases suivantes ont fait partie intégrante de notre voyage à Khajuraho :
« Do you want to see my shop” (prononcé my soap )
 « Do you want tuk tuk ? »
 « Do you need a guide ? »
« Do you want to see the waterfalls ? »




La visite des fameux temples de Khajuraho aux statuettes érotiques  fut un vrai havre de paix après ce harcèlement commercial.  Le site des temples Ouest était remarquablement préservé, bien entretenu, propre et très vert ce qui nous fit vite oublier la détérioration, la saleté et la ferveur de Varanasi.

Ces temples furent bâtis par la dynastie des Chandela aux Xème et XIème siècles et sont dédiés pour la plupart à Vishnu  et à ses avatars. De très nombreuses sculptures dégageant spiritualité et  sensualité en ornent les façades et l’on peut en dénombrer plus d’un millier pour un seul temple ! Chaque statuette a sa particularité et aucune ne semble identique.


Nous avons donc entamé avec Claire et Jérôme une partie géante de « Où est Charlie » pour trouver les statues décrites dans les guides que nous avions. Nous avons cherché « la lavandière dont le sari mouillé souligne le corps », « un soldat luttant avec un colossal sardula (créature mythique pouvant s’apparenter à un centaure) », « un homme s’accouplant avec une jument tandis qu’une femme choquée se cache les yeux », nous avons juste un regret pour la « femme se faisant voler son sari par un singe » que nous n’avons pas trouvé malgré nos efforts. La partie fut longue, semée d’embuches (ou plutôt de pipi de chauves souris et de chenilles inhospitalière devrais-je dire), et rude sous ce soleil de plomb mais nous avons pris le temps de contempler tout ce qui s’offrait à nous et ce fut très plaisant. Des hommes accroupis coupaient l’herbe aux ciseaux (le parc était gigantesque) et les femmes ramassaient l’herbe fraichement coupée et la portaient sur leur tête.

La visite des temples Est nous réserva d’autres sensations. Des jeunes parlant remarquablement bien anglais, français, italien, coréen ou toute autre langue pouvant leur servir à communiquer avec les touristes.. voulurent nous suivre pour soit disant exercer leur plurilinguisme. Ils essayèrent par la même occasion de nous amener visiter une école caritative, d’observer Khajuraho sur le toit de leur maison, d’acheter du chocolat et des stylos pour les enfants du village, bref essayer par quelconque façon de nous soutirer quelques roupies. Cela nous permis cependant de flâner dans un vieux village très typique.


 Des vaches trônaient à l’intérieur des maisons, des femmes pompaient l’eau à la fontaine, la télé rugissait dans certains foyers et les couleurs des façades et des saris égayaient cette réalité spartiate. Nous avons également visiter des temples Jains dont le dogme est de préserver toute forme de vie, à tel point qu’ils utilisent des masques pour ne pas avaler d’insectes. En chemin nous avons rencontré un couple de brésiliens et un allemand avec qui nous avons partagé notre repas du soir. Nous devenons de parfaits végétariens : Malai Kofta, Chapati, Pakora, Vegetable curry n’ont plus de secret pour nous mais nous avons encore beaucoup à apprendre pour manger avec les mains comme ils le font !

Le lendemain, nous nous sommes retrouvés tous les 6 pour une excursion aux fameuses cascades. Nous avions un seul tuk tuk et la route était si mauvaise que j’étais plus souvent en dehors du rickshaw qu’à l’intérieur. C’était drôle de se retrouver au milieu de nulle part en passant devant des piscines pour buffles, des champs vides à perte de vue, des enfants assis le long des routes en écoutant de la dance music indienne.
 

Etre près des chutes d’eau nous a fait un bien fou : entendre le bruit de l’eau se fracassant contre la roche était très relaxant et le spectacle magnifique. Nous sommes restés là tous les 6 un peu groggy par la chaleur et par le plaisir d’être un peu seuls au monde jusqu’à ce que le chauffeur de rickshaw nous harcèle pour repartir car nous restions trop longtemps selon lui. Nous avons rejoint un lac (sale mais charmant) autour duquel nous avons bavardé avec Claire et un enfant voulant en apprendre plus sur l'Europe avant de reprendre notre chemin pour Agra.